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Économie et environnement : Quel modèle de développement, non carboné et durable, pour les économies de demain ?

Table ronde

05/11/2019 | 14:15 - 16:00

Depuis plus d’un quart de siècle, la crise environnementale a obligé à redéfinir les rapports de l’homme et de la nature, qui ne peuvent plus reposer sur l’idée que les ressources naturelles seraient infinies et que l’homme pourrait en disposer librement. La finitude de la nature a fait émerger une nouvelle éthique, qui rend compte des rapports que l’homme doit nouer avec la nature. Le contrôle normatif des activités humaines est d’abord un devoir éthique avant d’être une contrainte juridique.

Cette approche quasi-morale, en prise avec des valeurs supérieures, a surtout émergé dans les pays anglo-saxons, africains et d’Amérique du Sud qui se sont préoccupés des besoins de la nature là où les pays continentaux raisonnaient en prenant comme base de réflexion l’homme et ses besoins. Cette dissemblance n’est plus acceptable. Aujourd’hui, une politique environnementale efficace et cohérente suppose un accord éthique sur l’environnement et les valeurs qui doivent primer. A ce titre, l’efficacité de l’action environnementale repose sur l’implication de l’ensemble de la société civile, et en particulier des entreprises. Une réflexion sur une éthique de l’économie peut conduire à imaginer des évolutions plus profondes pour laisser la place à de nouveaux paradigmes :

Comment prendre en compte la notion de biens communs et les générations futures ? Comment fixer un prix qui reflète les externalités, positives ou négatives ?

Quel modèle de développement, non carboné et durable, pour les économies de demain ? Surtout,comment éviter que des « passagers clandestins » viennent échapper aux contraintes environnementales pour privilégier le profit et la compétition ?

Sur le plan international, les outils traditionnels de la gouvernance semblent de moins en moins adaptés pour répondre à l’impérieux besoin de coopération entre États en matière environnementale. Comment traduire cette exigence dans de nouvelles règles de gouvernance mondiale ?

La responsabilité des États réfractaires ne doit-elle pas être mise en cause ?

Ne faut-il pas donner plus de place sur la scène internationale aux acteurs non étatiques (entreprises, ONG, collectivités locales), dont le rôle est essentiel en matière environnementale ?

En quoi le projet de Pacte mondial pour l’environnement peut contribuer à fonder un nouveau paradigme de la gouvernance mondiale de demain ?